1er rendez-vous
Bilan préopératoire
Préparation à l’intervention

Hospitalisation

Suivi

Admission

Selon l’heure à laquelle se déroulera votre intervention, vous rentrerez la veille au soir ou tôt le matin. Cette information vous est communiquée par la cellule de planification du programme opératoire.
L’admission se fait au CHU St Pierre sur le site Porte de Hal, entrez par l’entrée principale située Rue aux Laines, 105 (Voir le plan d’accès).

Dés votre arrivée, prenez un ticket et patientez dans la salle d’attente. Une secrétaire vous appellera.

Documents à fournir

Vous devez vous munir de votre carte d’identité ou passeport.
Pour les titulaires d’une assurance type « Assurcard », « Médi Assistance », « MédiCard » ou « Médilink »; il existe une convention entre l’hôpital et ces assurances. Vous devez donc vous munir de votre document de prise en charge et/ou de votre carte d’assurance.
Si vous dépendez d’un CPAS, vous devez vous munir de votre réquisitoire conforme à une hospitalisation.
Si vous êtes ressortissant étranger, veuillez vous munir du devis acquitté qui vous aura été préalablement envoyé par l’hôpital.

Bloc opératoire

Après votre admission, vous irez à la salle de fasttrack située au bloc opératoire. On vous placera au poignet un bracelet d’identification reprenant votre numéro de dossier, nom et prénom, données mutuelles,… Ce bracelet doit rester à votre poignet du début à la fin de votre séjour!
Une prémédication (Xanax) vous sera donnée. Le rasage du champ opératoire et la stérilité du nombril seront vérifiés.
Le Dr Cadière s’entretiendra avec vous 20 minutes avant l’intervention. Une infirmière vous accompagnera au bloc opératoire et vous installera sur la table d’opération.
Important: N’oubliez pas d’uriner avant d’aller au bloc opératoire car vous n’aurez pas de sonde urinaire !

Vous serez endormi(e) puis intubé(e) par l’anesthésiste.
Le chirurgien et son équipe prendront place pour commencer l’intervention.
La durée de l’intervention durera environ 2 heures.
Le contrôle de la douleur en postopératoire est assuré par l’infiltration des cicatrices avec un anesthésique local.
Vous serez ensuite amené (e) en salle de réveil où vous resterez le temps de vous réveiller complètement et que votre douleur postopératoire soit entièrement contrôlée. Au réveil, vous n’aurez en principe pas de sonde urinaire, pas de sonde gastrique, pas de drain, pas de poche pour les selles. Vous n’aurez qu’une perfusion périphérique.

Suivi post opératoire immédiat

Lorsque tous vos paramètres seront bien contrôlés, vous irez dans votre chambre. Vous serez accueilli par une infirmière qui vous expliquera le fonctionnement de la télévision, du téléphone… L’équipe des infirmières de l’unité d’hospitalisation (Unité 408) où vous séjournez veillera à ce que tout se passe bien pour vous. En cas de problème, n’hésitez pas à les appeler.

Programme de récupération rapide après chirurgie : Ce programme a pour but d’améliorer la récupération après chirurgie en diminuant le stress psychologique et métabolique.

En savoir plus : Programme de récupération rapide

Alimentation le soir même de l’intervention avec des biscottes et boissons.
Mobilisation le jour même de l’intervention ou au plus tard le lendemain de l’intervention.

J0 — un verre d’eau. Dans les premières 24 à 48 heures, le contrôle de la douleur est assuré par du paracétamol et des anti-inflammatoires administrés par voie intraveineuse, si la douleur persiste des dérivés de la morphine peuvent être administrés par voie intraveineuse.

J1 — vous serez autorisé à un régime TBB (Thé Bouillon Biscottes).
Il vous est également conseillé de vous mobiliser, la première mobilisation sera réalisée avec un accompagnant (infirmière ou kinésithérapeute) pour éviter les mécanismes vagaux et une perte temporaire de conscience avec une chute consécutive.

J2 – Reprise de l’alimentation. Une prise de sang est réalisée.

Si elle est satisfaisante, avec la présence d’un syndrome inflammatoire minime, pas de déglobulisation ou de troubles hydroélectrolytiques, s’il y a reprise du transit intestinal avec présence de gaz et si vous êtes dans un état général correct, la sortie est autorisée.

Le jour de la sortie, des pansements plastifiés seront placés. Ils vous permettent de prendre des douches. Ne les changez pas jusqu’à la consultation post –opératoire. Ce rendez-vous est en général fixé à 10 jours après l’opération. Vous obtiendrez également votre certificat d’incapacité de travail (ITT) de 21 jours à remettre à votre employeur ou autre ainsi que le rapport d’hospitalisation. Celui-ci est également envoyé à votre médecin traitant.

Complications théoriques possibles

Fistule anastomotique : manifestée par un changement d’aspect au niveau du drain abdominal, si celui-ci a été placé, qui devient trouble, voir fécaloïde ou bilieux. Un syndrome inflammatoire en augmentation sera présent et également une modification des paramètres avec la présence de fièvre et d’une tachycardie. Dans état décompensé, les paramètres seront profondément altérés. Des hémocultures seront nécessaires. Un CT scan abdomino-pelvien avec injection du produit de contraste va mettre en évidence des signes suggestifs de fistule digestive comme la présence de l’air extradigestif — pneumopéritoine. Une exploration en urgence avec la résection de l’anastomose et la confection d’une colostomie terminale pour le colon gauche ou iléostomie terminale pour le colon droit. Le geste chirurgical sera complété par une toilette péritonéale extensive afin de réduire la charge bactérienne et un drainage abdominal.

Hémorragie : Si le saignement est à nu niveau extra luminal, il est objectivé par l’extérioration du sang au niveau du drain abdominal et par la présence d’une tachycardie, malaise, douleur abdominale, dyspnée. La cause la plus fréquente est le dérapage d’un clip sur un vaisseau ou chute d’escarre suite à la coagulation thermique. Une reprise chirurgicale en extrême urgence s’impose afin d’assurer l’hémostase chirurgicale. L’hémorragie peut également se produire au niveau intraluminal et se manifester par une rectorragie importante. La plus fréquente se produit au niveau de l’anastomose et est secondaire à une chute d’escarre au niveau muqueux. Habituellement est auto –limitante, mais si ça persiste ou si les saignements sont très importants, une hémostase par voie endoscopique est souhaitable.

Iléus prolongé : ça arrive surtout après les colectomies droites. Si le patient présente une constipation complète pour les gaz et les selles, accompagnées par une distension abdominale et des nausées ou même des vomissements, une Rx abdomen à blanc est indiquée qui pourra mettre en évidence la topographie de l’ileus. L’attitude est de placer une sonde naso-gastrique en aspiration douce pour la décompression du tube digestif et un régime à jeun. Le même temps, il faudra faire attention — un ileus peut cacher des complications sceptiques, hémorragiques ou mécaniques – hernie interne. S’il’est confirmé que l’ileus est physiologique et devient prolongé (le patient est à jeun pour plus de 5 jours) il faudra placer une Voie Veineuse Centrale pour une alimentation parentérale.

Hernie interne : survient si l’intestin grêle va migrer et rester bloqué dans la fenêtre mésentérique pour résection colique pour la colectomie droite et derrière le côlon descendant pour la colectomie gauche.

Suivi postopératoire à l’hôpital

Symptômes normaux :

  • Des nausées et vomissements (24-48h) peuvent apparaitre. Les personnes jeunes et de sexe féminin y sont plus susceptibles.
  • Une douleur de l’épaule (24-48h) suite à l’accumulation du gaz CO2 insufflé lors de l’intervention par cœlioscopie peut apparaitre.
  • Des selles irrégulières. Sous un régime sans résidu, nous produisons peu de selles. 1 selle tous les 3 jours peut être normale. Lorsqu’un régime ordinaire est instauré, il est classique d’avoir des selles fractionnées (molles, fréquentes et de petites quantités).
  • Une induration au niveau des cicatrices est régulière pendant les premiers mois.
  • Les ballonnements diminuent durant les semaines suivant l’intervention.
  • Lors de mouvements brusques, rires ou toux, il est normal de ressentir une douleur au niveau de la cicatrice d’extraction et de la cicatrice du côté gauche au niveau inguinal.
  • Lors du retour à domicile, il est normal de subir un contrecoup. La joie du retour à domicile souvent suivie d’une augmentation de la fatigue et parfois d’un moral en baisse contribue à ce contrecoup.